Sandwich hollandais
Optimisation fiscale. C'est le mot pour garantir à une entreprise de payer le moins d'impôts possible. Voire pas. Mécanisme vicieux pour économie non vertueuse, largement exploité par des bandits en col blanc agissant en toute légalité, sans aucune moralité, à notre détriment.

Nous pourrions y remédier.

Plutôt que tenter de mettre en place des accords internationaux, qui n'aboutissent pas, prélevons à la source! Tout comme on prélève à la source l'impôt du salarié (c'est pour bientôt, chez nous). Pourquoi manquer de cette volonté envers ces exploiteurs de Territoires que sont les holdings?

Créer un impôt CA territoire pourrait mettre de telles pratiques aux oubliettes, au moins chez nous. Et profiteraient au entreprises en faisant fuir les étrangers refusant de jouer le jeu.

Rattraper ces bénéfices évadés paieraient le déficit de la France.

Ces entreprises utilisent des  méthodes d'optimisation fiscales pour ne pas payer ses impôts à hauteur de ce qu'ils devraient l'être. Parmi elles, le sandwich hollandais et le double irlandais, qui re-routent tous les bénéfices aux Bermudes, où les sociétés ne paient pas d'impôts.

Non-illégales ces méthodes. Mais immorales. Et destructrices.

Socié-tique: pomper, sans rien donner

En utilisant les lois, et les failles non couvertes par les lois, ces entreprises ne font que prendre, en restituant le minimum à l'économie. Ce qui se traduit, pour nous consommateurs, en déficits, sur le pays, en destruction d'emplois, en baisse de pouvoir d'achats, en inflation voire en déflation, en croissance stoppée...

Bref, à l'instar des tiques, elles pompent, et se barrent sans rien redonner. Sauf contribuer à rendre l'économie française malade, exangue. Ce sont des socié-tiques.

Sociétés éthiques contre socié-tiques

Elles ont oublié que l'éthique est aussi un levier des économies saines et durables, en plus d'être une valeur sociale et humaine.

Moi, l'optimisation fiscale, j'appelle ça du blanchiement d'argent: à l'instar des mafias les plus notoires, ces entreprises ne font rien d'autre qu'esquiver leur contribution à l'équilibre du système et de l'économie. Sur lesquels elles vivent très largement.

La filiale Google Ireland Limited installée à Dublin réalise l'ensemble du chiffre d'affaires de Google pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique: près de 8,5 milliards d'euros environ. Elle emploie près de 2.000 personnes en Irlande, mais capte plus d'un tiers de son CA en France... Et ce CA échapperait en grande partie à la fiscalité française.

En effet le Conseil national du Numérique a estimé que les revenus générés par Google, iTunes, Amazon et Facebook "oscilleraient entre 2,5 et 3 milliards d'euros" en France.

Or, sur les 8,5 milliards d'€ réalisés par Google Ireland Limited, 4,16 milliards sont passés en charge déductible de son impôt sur les bénéfices au titre d'une redevance sur les droits de propriété intellectuelle. Un montant très nettement supérieur au CA "français" de Google.

Une société éthique elle, ne s'appuie pas sur un "nous respectons l'ensemble des législations des pays dans lesquels nous exerçons". Elle conçoit, et comprend, que pour vivre de ce que ses consommateurs ou clients lui achètent, il faut bien que ceux-ci vivent aussi. Car comment dépenser un argent qu'on ne peut plus gagner?

Puisqu'elles n'intègrent pas cette évidence dans leurs mathématiques financières et comptables, et bien forçons-leur la main en créant un impôt CA territoire. Après tout quand on roule trop vite, on nous colle des amendes à nous. Pour 5 km/h. Alors pour pour quelques milliards d'€ détournés du retour sur profit, on peut bien mettre en place un radar fiscal obligatoire avec lequel on ne discute pas!

Ou alors, tout comme les Etats-Unis qui la jouent solo depuis bien longtemps, réduisons à 5% l'impôt sur les bénéfices rapatriés en France. Au moins ça!

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